Les principes d'élevage


 


Choix des reproducteurs

Selon les fondements de cet l'élevage, les reproducteurs ne sont pas choisis au hasard... C'est pour moi une des bases de la naissance de beaux furetons, sains et robustes.

Les critères sont divers, et doivent êtes tous pris en compte.

Généalogie

L'objectif de l'élevage est d'arriver au fil du temps à pouvoir suivre certaines lignées sur de nombreuses générations (comme on le voit sur les pedigree des chiens, chevaux, ou chats de race).

Cela afin d'avoir un bon suivi généalogique des animaux et donc de bien connaître les caractères qu'ils portent (gènes), de prédire approximativement les descendances, mais surtout d'écarter de la reproduction les individus porteurs de "tares transmissibles".

Pour le moment, il est rare de trouver des furets dont la généalogie remonte loin (il y en a, mais vraiment très peu !).


Comme je l'ai déjà dit, il faut bien commencer quelque part, et il est vrai que mes reproducteurs n'ont pas encore une généalogie connue sur de nombreuses générations (mais c'est un début !).
Bien entendu, commencer "quelque part" ne signifie pas commencer "nulle part" !!! Il ne s'agit pas de prendre quelques furets au hasard et "de voir ce que ça donne" !

Mes furets reproducteurs ont tous au minimum les parents de connus (certains ont une généalogie plus détaillée), et leurs frères et soeurs ainsi que les autres portées de leurs parents ont été "étudiés", afin d'avoir un maximum de chances de partir sur des" bons reproducteurs".

Afin d'être sûre de perpétrer de "bonnes lignées", il est pour moi indispensable non seulement de suivre les antécédents de mes furets, mais aussi des descendants (suivi des furetons après les adoptions).

Mes furets ont été choisis bien sûr pour leur généalogie, mais aussi par la qualité de celle ci (dans la mesure où elle est connue).
Je privilégie par exemple pour les antécédents :
- les accouplements avec brassage des origines géographiques (éviter la consanguinité)
- les lignées n'ayant pas un taux de morbidité élevé
- les furets n'ayant pas de couleurs "à risque" (voir après)
- les furets ayant bon caractère et les femelles ayant de bonnes qualités maternelles
- les furets ayant un bon poids (pas de furets avec retard de croissance, trop maigres, ou trop gras)
- les furets ayant un beau poil (reflet de la santé...)
- et bien entendu tout ce qui va avec la bonne santé d'un furet...

Syndromes et couleurs

Il est très important de savoir que certaines couleurs de furets ne sont pas anodines. En effet certaines couleurs telles que panda, blaze (ou badger ou flamme), polka dots... et tous les furets de ce type portant des "marques blanches" un peu partout et notamment sur la tête semblent atteints de problèmes d'ordre génétique.

Le syndrome de Waardenburg, ainsi que des problèmes liés à des mutation des gènes KIT, MEN (etc...) seraient à l'origine de ces colorations mais aussi de désordres et malformations génétiques (= désordre de la crête neurale). Les manifestations de ces désordres sont notamment :

- Malformations crâniennes et mandibulaires ainsi que des yeux plus espacés
- Malformations utérines
- Furetons morts nés ou mortalité embryonnaire élevée
- Surdité partielle ou totale
- Tumeurs diverses (car KIT est un oncogène)
- ...

Malheureusement le seul aspect que connaissent la plupart des gens par rapport à ces couleurs est le problème de surdité (qui n'est en fait qu'un seul des nombreux désordre). De plus elle n'est pas systématique, ni vraiment très dangereuse pour l'animal... Il ne faut pas limiter l'étude de ces couleurs à la simple étude de la surdité, car ce n'est qu'un seul aspect (et les autres peuvent être bien plus dangereux !).

Ces désordres étant soumis à une expression variable, les symptômes ne sont pas systématiquement présents et par exemple un furet blaze peut ne pas être sourd, et un furet "standard" peut être atteint du syndrome sans l'exprimer par des marques blanches, mais pourra le transmettre à sa descendance.

De plus, certains furets tels que les Blancs aux yeux noirs (BEW) peuvent être atteints mais leur couleur blanche "cache" les tâches blanches liées aux désordres (il y a de nombreuses polémiques pour savoir si cette couleur est obligatoirement liée à ces désordres ou non...)

Cela explique la complexité de ces problèmes et l'intérêt d'en être conscient.

Les furets porteurs de ce type de marquages devraient être (à mon goût) systématiquement retirés de la reproduction !!! (car ils transmettent des désordres affectant la santé...)

Beaucoup d'éleveurs Américains et même Européens sont bien conscient de ces problèmes et ne reproduisent pas ce type de furets, potentiellement atteints de désordres génétiques (même si cela ne fait pas l'objet de recherches et de publications officielles pour le moment...)

Pour plus de renseignements et d'explications (par certains généticiens) sur ces problèmes, rendez-vous sur la liste de discussion : "Ferret Genetics"

Pour ma part, je ne reproduis aucun furet que je sais porteur de ce type de désordre, et il n'y a donc pas de furets type panda, badger, etc... dans les origines connues de mes furets.

Je parle souvent (dans d'autres pages) de furets "WS", cela résume ce type de désordre et donc les couleurs associées (abréviation du terme"White Spotted" utilisé en génétique).

 

Et les angoras ???

Bien sur, certains me diront : "... et les angoras dans tout ça ?". Pour moi, il ne faut pas tout mélanger et l'angora est à mettre à part.

Certes, les femelles "pur angora" ont la plupart du temps des problèmes de lactations (elles ne produisent pas ou peu de lait), mais le furet angora en lui même n'a pas de problèmes de santé liés à son "caractère angora" et il a une espérance de vie aussi grande qu'un furet "standard". La différence pour moi si situe ici !
L'animal en lui même n'a aucun problème, c'est sa reproduction qui est délicate et c'est donc pour l'éleveur que la tâche est délicate !
Je signal au passage qu'aucune furette "pur angora" ne sera vendue en vue de reproduction, elles seront destinées uniquement à la compagnie.

Caractère

On ne peut pas parler d'élevage d'animaux de compagnie sans parler de sélection sur le caractère.

Certes ici, le terme de "sélection", est un peu exagéré, dans le sens ou n'étant pas éleveuse professionnelle, les reproducteurs sont mes propres animaux de compagnie, et ils ont bien sûr "excellent caractère". Un furet très mordeur, ou vraiment agressif devrait en général ne pas reproduire (mais je ne suis pas confrontée à ce type de problème).

Je pense qu'il faut tout de même porter attention au caractère des femelles, dans le sens de ses aptitudes maternelles.
En effet, les qualités maternelles sont en général transmises de "mère en fille". Il convient donc de favoriser une furette "bonne mère", et d'écarter de la repro une furette ne l'étant pas.

Les qualités maternelles peuvent s'envisager au sens large :
- bonne fertilité et fécondité
- nombre de petits au sevrage
- bonne lactation
- taille des petits au sevrage
- et bien sûr aptitude de la mère à s'occuper correctement de tous ses petits

Etat de santé et état sanitaire

L'état de santé est obligatoirement un des premier critère de sélection des reproducteurs (cela paraît évident !).

Mes furets reproducteurs, mais aussi les mâles qui saillissent mes femelles (n'ayant pas encore de mâle à l'élevage), sont bien sur tous en parfaite santé !

Une femelle doit être au mieux de sa forme pour mener à bien sa portée avec le minimum de risque pour elle, et un mâle devra l'être aussi (afin de ne pas risquer des problèmes chez les bébés ou même des contaminations chez la femelle lors de l'accouplement).

Toute maladie sérieuse devra automatiquement écarter temporairement ou définitivement (selon la nature de celle-ci) le furet de la reproduction.

Un point aussi très important, est le statut sanitaire des reproducteurs.
Pour ma part, mes furets sont tous :

- Vaccinés contre la maladie de Carré et la rage
- Identifiés par puce électronique
- Porteur d'un passeport européen
- Traités contre les parasites internes et externes ainsi que contre la gale des oreilles, régulièrement
- Examens coprologiques réguliers
- Testés ADV négatifs pour ceux provenant de pays étrangers
- Suivis par un des meilleur vétérinaire de Belgique en matière de furet
(de part mon statut d'étudiante véto, ils ont l'occasion de voir des vétérinaires très souvent...)

Lors des saillies "à l'extérieur", je choisi toujours des mâles avec bien sûr tous les autres critères de sélection des reproducteurs (voir plus haut), mais aussi avec un statut sanitaire irréprochable afin d'éviter tout risque de contamination de la furette, de ses futurs petits, et des autres furets de l'élevage.

La puce électronique est pour moi très importante car c'est le seul moyen vraiment fiable de suivre des individus (et donc des lignées...).

 

Alimentation des furets

Généralités

L'alimentation a une part très importante dans l'élevage et la naissance de beaux furetons robustes et sains.

Le furet est un carnivore stricte qui doit avoir des apports uniquement d'origine animale, et de haute qualité nutritionnelle.

Les croquettes (qu'elles soient pour chats, chatons, ou même pour furets), ne sont pas adaptées (de manière optimale) car elles contiennent trop de protéines végétales (néfastes pour le furet), trop de glucides, trop de fibres, et trop peu de protéines animales de haute qualité, et trop peu de lipides.

L'alimentation exclusivement a base de croquettes peut être responsable de nombreux problèmes : mauvaise croissance, faible musculature, hypoprotéinémie, problèmes urinaires, maladies digestives, gastro-entérite éosinophile, toxémie de gestation, problèmes pancréatiques (les croquettes ont une grande part de responsabilité dans les insulinomes selon des études récentes)...

Bref, les problèmes sont nombreux, et prouvés par de très nombreux vétérinaires spécialistes du furet (aux Etats-Unis, au Canada, en Hollande, en Belgique, en France...) et ils conseillent donc l'alimentation carnée comme nourriture optimale (le mieux étant les proies entières).

Pour plus de renseignements sur l'alimentation du furet (physiologie, besoins nutritionnels, croquettes, carné, proies...) avec une bibliographie vétérinaire de tout ce qui est dit, lisez cette page de mon autre site :

"L'alimentation du furet"

 

L'alimentation des furets de l'élevage


La base de l'alimentation de mes furets, est constituée de proies (poussins de 1 jour, parfois souris) que j'achète congelées chez un fournisseur de zoo, fauconneries, etc... (la chaîne du froid est respectée scrupuleusement !).

Mes furets ont exceptionnellement et de temps en temps, des croquettes haute gamme (Hill's m/d), mais cela est plus par gourmandise de temps en temps, qu'une base d'alimentation !

Je leur donne aussi de temps en temps, d'autres produits carnés (pour varier) : barf (volailles entières, broyées), cailles, ailes de poulet, gésiers de volaille, coeurs de poulets, jaune d'oeuf cru...

Ce type d'alimentation est de plus en plus répandu, car il a fait ses preuves ! Pour ma part, depuis que je l'ai essayé (il y a plus de 2 ans), je n'en ai jamais changé ! Je vois les résultats sur mes furets (et des tas d'autres...) et pour moi, il n'y a "pas photo" !!

Durant les périodes de repro

Durant la période de reproduction, une bonne alimentation est capitale ! Pendant la gestation et la lactation, la furette à des proies à volonté (j'essaye de lui donner plus de souris, car c'est légèrement plus nourrissant que les poussins, et possède un meilleur rapport Calcium/Phosphore). La consommation augmente d'ailleurs de manière étonnante durant la lactation (une femelle avec une grosse portée peut arriver à manger 8-10 poussins par 24h !!).

La furette aura aussi de temps en temps du barf, des cailles...etc...

Les furetons prennent leur premier repas vers 2 semaines et demi - 3 semaines, et il s'agit d'un poussin ! Il n'y a pas besoin de beaucoup de temps pour qu'ils comprennent que c'est "comestible" (en quelques minutes il n'y a plus rien !)

Les furetons sont donc eux aussi nourris aux proies dès le début (cela leur confère une croissance optimale).

Lorsqu'ils sont un peu plus grands, je leur donne une alimentation plus variée, toujours à base de proie, mais avec en plus du barf, des cailles, des ailes de poulet, des gésiers de volaille, des coeurs de poulet, 1 jaune d'oeuf cru, et vraiment vers la fin, un peu de croquettes afin de tenter de les habituer, au cas où... (cela ne marche pas toujours...).

Voyant les bienfaits de cette alimentation sur les furetons nés chez moi jusqu'à présent (beaux, grands, costauds, beaux poils...), ajouté aux nombreux conseils et confirmations de véto spécialistes du furets, je ne suis pas prète d'en changer, pour des raisons évidentes !


Je précise que les poussins sont achetés congelés... Ils ne sont donc pas donnés vivants !!!


Déroulement d'une repro

Détection des chaleurs

La détection des chaleurs des femelles se fait tous les jours. Une fois par jour chaque femelle est "inspectée" afin de détecter le moindre signe de début des chaleurs (oedème vulvaire).
Bien sûr, cela ne se fait pas comme dans les grandes exploitations... j'ai pris juste l'habitude de regarder systématiquement une fois par jour, lors des "câlins" et des moments passés à jouer avec eux...
Je peux ainsi définir le jour exact du début des chaleurs.

Durant les chaleurs

Durant les chaleurs, il n'est d'habitude pas indispensable de séparer la furette des autres. Si cela s'avère nécessaire (entente du groupe), je le fais, mais pour le moment je n'ai pas eu de cas de mésentente.
En général j'essaye de tondre le pourtour de la vulve afin d'éviter des accumulations d'urines, et si cela s'avère nécessaire (en cas d'irritation de la vulve), je retire la litière et je mets juste du papier absorbant dans les bacs (que je change très souvent).

Saillie

Les saillies se font généralement à partir du 14 - 15ème jour des chaleurs. Cela est une règle générale et n'est pas "une règle absolue". En effet, la maturité de la furette peut varier... C'est à ce moment à l'éleveur de reconnaître une furette qui est prête, d'une furette qui ne l'est pas (taille et forme de la vulve, ainsi que comportement de la femelle).
Par exemple, je sais par habitude que ma femelle Kaïza, n'est réceptive que plus tardivement, alors que certaines femelles seront prêtes avant 14 jours.

Les saillies se font en règle générale sur 3 jours à raison de 1 à 2 saillies par jour. Si le mâle est "extérieur", les saillies devront se faire "chez le mâle", afin que celui-ci ne soit pas perturbé par un nouvel environnement.

C'est la raison pour laquelle je dois toujours prévoir plusieurs mâles possibles pour mes furettes car je ne sais pas à quel moment elles seront "prêtes" et où je serai à ce moment là (et donc où j'aurai la possibilité d'aller...). Le plus souvent les saillies prévues étant loin (France, Allemagne...), il me faut réserver un petit hôtel afin de pouvoir y rester 3 jours.

En général on considère que les saillies sont effectives quand la furette a la vulve "ouverte" (ce qui n'est pas toujours le cas...).

Par habitude, je commence à compter la gestation à partir du 2ème jour de saillie (pour prévoir la mise bas).

Gestation

L'ovulation se fait 30 à 40h après la "bonne saillie" et l'implantation des embryons dans la muqueuse utérine se fait 12 à 13 jours après la saillie. Cette première période de la gestation est "délicate". La femelle ne doit pas être trop "bousculée" par d'autres furets...
Mes furettes sont en général séparées des autres (en cage) ou mises par 2, mais elles sont avec les autres lors des moments de liberté.
Mes furets étant tous de nature calme (en général), je n'ai pas de problèmes particuliers...

Environ 15 jours avant la mise bas, la furette est mise dans sa nurserie (prévue à cet éffet).

Aménagement de la"nurserie":

La cage doit être une cage sans étage et sans "hamac" (pour que la furette et plus tard les bébés, ne risquent pas de tomber) et doit être située dans un endroit calme.

Cette cage est alors équipée d'une bonne épaisseur de paille, ainsi qu'une litière, et une gamelle d'eau.

Le reste de l'année, mes furets boivent dans des "biberons", mais lors de la gestation - lactation, elles ont des gamelles afin de pouvoir boire assez car la consommation d'eau augmente et le débit des biberons classiques est trop faible.

La paille est à mon goût le seul revêtement de cage adapté à la reproduction. La furette peut y faire son nid à son aise, c'est un matériau très hygiénique quand il y a la portée (la furette nettoie d'ailleurs son nid quotidiennement en grattant le fond et en écartant la paille sale que l'on peut alors retirer sans toucher au nid). De plus la paille garde bien la chaleur et la furette peut recouvrir son nid quand elle le souhaite.
Il est important de prendre une paille de bonne qualité, qui ne soit ni "trop petite" et poussiéreuse, ni trop "grosse" et blessante.

Bien que mes furets soient toute l'année dans des "dodos bien douillets", je suis tout à fait contre le tissu pendant la reproduction. Les tissus se salissent très vite (au moment de la mise bas, puis après par les déjections des furetons), et pour garder une hygiène correcte il faudrait les changer souvent et donc toucher au nid (et retirer les odeurs... etc...). La furette ne peux pas non plus aménager son nid comme elle le souhaite et risque de perdre des furetons dans les plis des tissus.

C'est un point de vue qui n'engage que moi... (et je respecte les opinions différentes !)

Voir les nurseries

Echographie

J'ai pour principe de faire systématiquement une échographie de diagnostic de gestation afin de pouvoir être sûre que la femelle est gestante ou non (pour ne pas attendre une portée si la furette est en pseudo gestation), d'adapter la situation (pas d'isolement en cage de nurserie si pseudo gestation), et aussi de pouvoir prévoir approximativement la taille de la portée (grosse portée ou petite portée).

Je fais cette échographie en général vers le 20ème jour de gestation.

Mise bas

La mise bas se produit environ 42 jours après la saillie. Auparavant, j'ai pris soin (dans les derniers jours de gestation) de palper très délicatement le ventre de la furette afin se sentir les bébés et surtout leurs mouvements pour s'assurer que tout se passe bien.

La mise bas doit impérativement se dérouler au calme. Mes nurseries sont faites de mainère à ce que les mères ne soient pas dérangées par les autres furets lorsque ceux-ci sont en liberté.

Je suis présente afin d'être sûre que tout se passe bien, mais surtout de manière très discrète (discrétion plus ou moins importante en fonction de l'attitude de la furette). Il ne faut pas déranger la furette et la stresser sous peine de rejet de sa portée voir de cannibalisme (et au delà de ça, par respect de la furette et de sa portée).

Je veille à ce qu'elle s'alimente bien après la mise bas, et je lui apporte au besoin sa nourriture tout près de son nid. Je surveille aussi que la furette rassemble bien ses furetons et qu'ils trouvent les mamelles rapidement (sans vraiment intervenir, ou très légèrement et discrètement).

La subtilité est de surveiller et d'intervenir très légèrement si besoin, mais sans stresser la furette (la frontière entre les 2 est souvent délicate)... D'où la nécessité de sélectionner des femelles étant de "bonnes mères" naturellement...

Période de lactation

Le plus important durant cette période est de surveiller que la furette s'alimente bien, et encore une fois de ne pas la gêner.

Le nettoyage de la cage doit être très succinct au départ. Je fais sortir la furette 1 ou 2 min (pas plus) afin qu'elle se dégourdisse les pattes et durant ce temps je nettoie la litière sans la stresser.
Par la suite, je remplace de temps en temps la paille "périphérique" sans toucher à celle du nid !

Je ne manipule pas les furetons jusqu'à minimum 3 semaines (variable en fonction de l'évolution de la portée et de l'attitude de la furette). Il est absolument inutile de manipuler les furetons très jeunes, et c'est même contre-indiqué (stress de la furette, contamination, odeurs...). On n'élève pas des furets pour "jouer à la poupée" !
La pesée est par exemple tout à fait inutile à mon avis, car variable si le fureton vient de boire ou non, et elle n'apporte aucun bénéfice réel (si un fureton à une mauvaise croissance... on ne peut malheureusement pas y faire grand-chose...).

N'oublions pas qu'en dessous de 15 jours (voir plus), les furetons ne digèrent que le lait de furette et une alimentation artificielle est quasi impossible avant cet âge, voir déconseillée.

Lors de grosses portées (comme ça a été le cas jusqu'à présent), je commence à mettre de la nourriture (poussins) dans le nid vers 2 semaines et demi - 3 semaines (afin de soulager les femelles), et les furetons commencent à manger à cette période.

Les furetons grandissants, la cage se salit de plus en plus vite et le nettoyage devient plus fréquent (2 à 3 fois par jours) et demande plus de temps (ce qui fait que la femelle peut se "dégourdir" de plus en plus.

Aux environs de 4-5 semaines, je mets en général un hamac bas dans la cage, afin que la furette puisse s'isoler de ses petits de temps en temps pour se reposer.

L'ouverture des yeux a lieu vers 5 semaines (certains sont plus précoces que d'autres). A partir de ce moment et jusqu'à 8 semaines, mon but est de leur faire découvrir un maximum de choses (bien entendu, tout cela très progressivement).

Cela commence par de petites manipulations (lors des prises de photos par exemple...), puis on "augmente" progressivement.

A partir de ce moment (les prises de photos), je suis souvent obligée de leur faire une petite marque (petit coup de tondeuse sur une patte) pour bien les différencier (si ils se ressemblent !). Pour cela, je fais un fichier qui répertorie chaque furetons, sur quelle patte il est tondu, ainsi que diverses caractéristiques du fureton (physiques ou comportementales).

C'est à ce moment aussi que commencent l'éducation de la propreté et l'éducation "anti-morsure". Pour cela, il n'y a pas de secrets : la fermeté et la systématique.
Pour ce qui est des morsures, j'applique la "tolérance Zéro" : aucune morsure (même légère) n'est tolérée (c'est beaucoup plus facile à faire comprendre...). Pour cela, il faut manipuler les furetons souvent, et dans toutes les situations.

Durant toute la période de lactation il est très important de surveiller les mamelles de la femelle afin de détecter une éventuelle mammite et de la traiter très rapidement.

Période de sevrage

Le sevrage s'envisage comme une "durée" et ne se fait pas du jour au lendemain. Bien souvent la furette prend elle-même de la distance de façon progressive... Ce n'est pas toujours le cas, et certaines furettes trop maternelles (comme ma Kaïza...) continueraient à se laisser téter très longtemps... Cela n'est pas indiqué (surtout pour une femelle qui a une grosse portée, il ne faudrait pas que les furetons l'épuisent).
Dans ce cas, je sépare la mère et les furetons pendant des périodes de plus en plus longues (parfois en lui laissant 1 ou 2 furetons les plus petits, mais ça n'est pas toujours nécessaire). Jusqu'à arriver à une séparation totale (les furetons restant en "fratrie").

Durant cette période, les furetons sont très réceptifs à tout ce qui les entoure. C'est pourquoi, il faut leur faire découvrir un maximum de choses.
Je les sors de leur cage plusieurs heures par jour et les mets dans le "parc à furetons", ainsi qu'en liberté à certains moments.

J'essaye aussi de les mettre de temps en temps avec d'autres de mes furets, leur présenter des chats, des chiens (quand cela est possible), mais aussi de les habituer à toutes les autres choses de la vie : les bruits de l'aspirateur, les changer de cage, de pièce, les emmener dehors (j'emmène souvent le "parc à furetons" dehors quand il fait beau).

Les furetons nous quittent pour leur nouvelle famille en général vers 8 semaines (quand tous les soins vétérinaires ont été faits). Il peut arriver que je sente un fureton "moins prêt" que les autres, je le garde dans ce cas quelques jours de plus (mais c'est assez rare).

C'est toujours assez dur de voir partir les furetons que l'on a vu naître... mais c'est la finalité de l'élevage !


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